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    Rencontre avec Skan Triki

    Bonjour Skan et merci de bien vouloir m’accorder un peu de ton temps;
    Pour commencer peux tu me dire qui tu es ? quel a été ton parcours professionnel et comment tu en es venu au motion design ?

    Eh bien, dans les premières années de la carrière, j’étais journaliste en presse écrite. J’avais commencé au Soir en Belgique dans le service Culture autrefois dirigé par Xavier Flament. Peu à peu j’ai commencé à écrire de longs récits au Moyen-Orient. A l’époque, je bidouillais un peu dans Photoshop, Premiere Pro, Audition. Je les avais abordés avant l’aventure dans la presse, quand j’étudiais au Conservatoire royal de Bruxelles en art dramatique. Toutefois, un ami cher, Cédric Toelen, m’avait filé la passion de Photoshop quand nous étions adolescents. Il composait de magnifiques photomontages. Cela m’enchantait. De même que mon père, artiste peintre, qui m’a baigné dans ses oeuvres, ses livres, ses inspirations. Je ne cessais de gribouiller dans son atelier. Et je suis mordu de dessins animés ! Trêve de parenthèse. Durant les premiers pas dans la presse, j’étais par hasard tombé sur la chaîne Kurzgesagt In a Nutshell. Ce fut le coup de foudre. Etant journaliste, cette narration graphique et animée m’avait vivement tenté, cette manière si claire, si dynamique de raconter des sujets complexes. Dès lors j’ai entamé la quête de l’apprentissage. Cette fièvre ne s’est jamais éteinte.

    Tu t’es très vite spécialisé dans le design d’interface animé, pourquoi ce choix ?

    Un rêve d’enfance. Vers l’âge de 10 ans, j’étais fou de film d’espionnage, de science fiction, de documentaire sur des affaires classées. La série Stargate m’éblouissait ! J’aimais voir des visualisations de données, de planètes, d’archives. J’aimais fabriquer avec du carton, du papier collant, des feutres colorés de faux dossiers marqués Top Secret. Dès les premiers mois d’apprentissage du motion design, cette passion lointaine ressurgit intensément. D’ailleurs, pour ceux qui souhaitent apprendre le design et l’animation d’interface, voici une liste minutieusement constituée au fur et à mesure des pistes suivies.

    Comment as-tu fait pour te faire un nom dans ce milieu qui fait que aujourd’hui tu arrives à travailler pour le cinéma et la télé ?

    Le partage, la conversation avec des professionnels, la veille de ressources sur Motion Café pour ceux qui n’ont pas le temps, montrer des rendus sur les réseaux sociaux, envoyer des mails à des studios, notamment à Territory et Perception. Si l’on commence peu à peu à me connaître ça et là, c’est une lente besogne. Je ne cherche à vrai dire qu’à composer d’ambitieux et beaux projets. Vivre pleinement du motion design dans le cinema, c’est mon objectif.

    Tu as suivi la fameuse formation du maître Nik Hill, un petit retour d’expérience ?

    Nik Hill, je l’ai connu grâce à ses oeuvres à Territory Studio. J’adorais son travail sur les Gardiens de la Galaxie. Sur CG Society, quand j’avais croisé son cours, je m’inscrivis sans attendre pour la session d’hiver 2017. Ce fut profitable. C’est un gars admirable qui prend le temps de répondre précisément. A présent, c’est un ami. Chaque fois que j’ai l’occasion d’aller à Londres, je passais deux ou trois jours chez lui et à son studio Twenty Third C. On a déjà composé quelques projets ensemble.

    De l’ensemble de tes projets, quel est celui qui t’a apporté le plus personnellement et professionnellement ?

    Le dernier avec Territory Studio, dont ce rendu composé pour le magazine Cinefex. Cela montre que l’acharnement vient à bout de maintes difficultés et qu’avec une volonté inébranlable on peut arriver à un but qui semblait impossible à frôler.

    Quelle est ta journée type ?

    Mon quotidien est varié. Il se rythme entre la besogne (motion design, consultance média, direction technique, montage), l’apprentissage et les heures avec mon épouse qui me soutient énormément pour que je puisse mener cette carrière le plus loin possible. Elle alimente ma volonté, elle m’encourage chaque jour pour que je me démène la cervelle à suivre des cours et travailler jusqu’au milieu de la nuit. Mes vieux amis, que je cite volontiers, Cédric Toelen et Christophe Licoppe, de même me bottent les fesses pour ne rien lâcher.

    Quels sont tes logiciels favoris et pourquoi ?

    Question tortueuse, nom de Zeus… Eh bien… Je les adore tous à vrai dire. S’il arrive que j’utilise un logiciel au quotidien, c’est que j’en suis passionné. Or Clarisse iFX m’occupe beaucoup en ce moment.

    Mac ou pc ? (la question qui fache :D)

    J’ai utilisé Mac pendant deux ans. Ensuite je suis revenu à PC. Qu’importe l’une ou l’autre solution, l’un ou l’autre logiciel, pourvu que cela corresponde à nos besoins.
    Tes sources d’inspiration ?
    Jorge Caneda Estrada, Andeew Vucko, Ash Thorp, Syd Mead, Dan Perri, Kyle Cooper, Danny Yount, Gunter Rambow, Patrick Clair, Raoul Marks.

    Des projets en cours dont tu peux nous parler ?

    Pour des projets clients, la NDA impose que je ne dise rien. Pour des projets personnels, je prépare quelque chose avec Motion Café sur une interview exclusive sur Clarisse iFX, logiciel qui a révolutionné l’industrie des effets spéciaux.

    Le dernier film que tu as été voir au cinéma et qui t’as mis une claque ?

    Blade Runner 2049 ! C’est d’ailleurs ce film qui m’a donné envie d’apprendre Clarisse iFX. Et En Avant de Pixar !

    Si tu avais un conseil à donner aux jeunes motion designers qui veulent percer dans ce milieu ? Quel serait-il ?

    Nourrissez chaque jour votre volonté. Apprenez auprès des maîtres. Faites preuve d’une patience inébranlable pour comprendre un procédé. Soyez humble. Et soignez votre écriture, c’est salutaire. Et je ne peux que vous recommander de lire des bouquins. Il y a tant de chefs d’oeuvre !

    Le mot de la fin ?

    Le partage sans attendre le moindre retour, juste pour le plaisir d’éclaircir le chemin d’une personne qui veut entamer la quête de l’apprentissage.

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