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    La vidéo sur Internet

    Diffuser ses vidéos sur internet est devenue un moyen incontournable pour tout réalisateur de promouvoir son travail. Étudions les impacts de ce moyen de diffusion.

    I – Une nouvelle manière de diffuser ses vidéos

    Introduction

    Lorsque l’on est réalisateur, notre objectif premier est de faire découvrir son travail au plus grand nombre, de confronter notre vision d’une histoire à l’avis souvent impartial d’un spectateur novice ou professionnel. Avant le numérique, la seule manière pour le vidéaste de diffuser son travail était soit de payer des sommes astronomiques en kinescopage – procédé qui permettait d’enregistrer le film sur une pellicule film, et donc de le diffuser au cinéma, ce qui était toutefois réservé à une élite – soit de diffuser à grande échelle son film sur support DVD, ce qui revenait assez cher sans pour autant être assuré d’avoir un retour sur son travail. Et dans notre milieu, il faut être honnête, on produit un film pour être critiqué, que les critiques soient positives ou négatives. Tout réalisateur aime savoir ce que le public pense de son film.

    Les premières diffusions de vidéos en ligne

    Dans les années 90, la société Apple lance son logiciel de lecture vidéo QuickTime, qui permettait (et permet toujours) la diffusion de vidéo en streaming, qui va connaitre un énorme succès en permettant aux utilisateurs de visionner des bandes annonces de films en ligne. Il sera suivi de peu par le logiciel Real Player de la société Real. Mais, l’utilisateur se confrontait à un problème de temps de chargement énorme, le débit Internet de l’époque n’était pas encore prêt à la diffusion de vidéos en streaming.

    La révolution haut-débit

    Depuis la généralisation des lignes haut-débit en 2004, une nouvelle forme de diffusion médiatique a fait son apparition : la diffusion de vidéo via Internet en flux continu. Là où les temps de chargement rendaient impossible la diffusion d’une production de qualité sur Internet, le haut-débit a permis de diffuser du contenu de qualité avec un temps de chargement relativement raisonnable. Actuellement, on peut constater que 68% de la population française est couverte par le dégroupage partiel ou total du débit Internet, sachant qu’une personne qui possède une ligne Internet haut-débit est un spectateur potentiel pour votre film.

    Les enjeux pour le réalisateur

    Diffuser un film sur Internet, c’est confronter un travail de l’esprit à une communauté de milliard d’utilisateurs, tous consommateurs quotidiens de médias en tout genre, que ce soit du court-métrage, du long-métrage, de la publicité, du motion design, des films d’animations… Faire connaitre son travail au plus grand nombre c’est le faire circuler, faire circuler un nom, une image, un consommateur satisfait est un spectateur qui parlera de votre travail et le fera connaître, le fera circuler, en parlera autour de lui. Plus on parle d’une vidéo, plus elle circule, plus on a de chances de se faire remarquer. Mais attention toutefois, la simplicité de diffusion ne doit pas donner droit à commettre des abus. Le spectateur est intransigeant, et bien qu’une production de qualité remportera un succès parfois considérable, la réciproque peut nuire grandement à votre image, ne diffusez que le contenu dont vous êtes fier, et privilégiez le contenu de qualité, en la qualité prime sur la quantité, rappelons-nous que Ed Wood est devenu célèbre qu’à titre posthume, et je ne pense pas que c’est ce que vous voulez.

    Les « vidéos buzz »

    Un film techniquement réussi n’est pas synonyme de succès. Parfois, une idée simple mais efficace suffira pour créer le buzz. Mais qu’est-ce que le buzz ? Une « vidéo buzz » est un type de vidéo, généralement crée pour promouvoir un service ou un produit, dont le but est la diffusion rapide d’une information, ces vidéos mêlant la plupart du temps trucages et comique de situation. Cette vidéo peut être parfois drôle où parfois dramatique, tout dépend de ce que l’on souhaite faire.

    Pour ne citer que deux exemples, tout le monde peut se souvenir de cette vidéo qui a fait le tour d’Internet (et des journaux télévisés) mettant en scène un accident de bus à Lyon. La vidéo a été réalisée en deux mois par des étudiants en audiovisuel et a fait le tour du web en quelques jours seulement. L’idée est simpliste : un jeune homme voulant faire le clown au centre de la route fait perdre le contrôle de son véhicule à un conducteur de bus, et à cause d’un mauvais coup de volant, celui-ci se renverse sur la route. Accident de bus ou accident de buzz, cette vidéo était tellement bien truqué pour l’œil non avertit d’un spectateur lambda qu’elle en a bluffé plus d’un. Les journalistes ont été jusqu’à contacter la société de bus lyonnaise pour établir la véracité des faits. Cette dernière a bien failli porter plainte contre les auteurs de cette mauvaise blague. Attention donc à ne pas faire n’importe quoi, l’information circule très vite sur Internet.

    Autre exemple de réalisation « vidéo buzz », avec cette fois-ci une création de l’agence de production toulousaine Pinkanova, qui, pour accroître les téléchargements de l’application du moteur de recherche géolocalisé Nomao, n’a pas hésité à jouer sur la dérision totale en inventant une fonction tout à fait incongru à l’application. Nous pouvons donc voir dans la vidéo promotionnelle cette fonction cachée qui consistait en fait à mettre en avant une fonctionnalité de scanner déshabillant. La qualité de réalisation fait que l’on y croit vraiment et le pari a été remporté. La vidéo a été vue 1,5 millions de fois en deux semaines et a eu le droit également à des retombées en télévision, radio et presse. On parle ici de vidéo virale.

    La diffusion vidéo sur les supports mobiles

    En 2007, la diffusion de vidéo fait un nouveau bon lorsque Apple sort son iPhone, qui, grâce à son grand écran, permet de démocratiser la lecture de vidéos sur petit écran. D’autres téléphones proposaient la vidéo bien avant mais les résolutions d’écrans ne permettaient pas un confort de lecture suffisant.

    Le bon suivant fut franchis en 2010 avec la sortie de l’iPad qui lança le début des vraies tablettes tactiles : un support mobile doté d’un grand écran, la possibilité de se connecter à Internet et un accès direct à tous les services de vidéos comme YouTube, Dailymotion ou encore Viméo. Mais ces outils ne se contentent pas de permettre de voir le travail des autres, on peut également encoder ses propres vidéos et les montrer lors de présentations à des clients, ou encore vendre son travail via l’App Store (pour les tablettes Apple). Des solutions similaires existent sur les tablettes Samsung également, mais je ne rentrerai pas dans le débat de vous montrer quelle tablette est meilleure que l’autre le sujet de cet article n’est pas celui-ci.

    II : Les outils de la vidéo sur le Web

    Introduction

    Avant de diffuser vos vidéos sur internet il vous faudra investir dans du matériel et acquérir quelques notions techniques, nous allons voir ensemble quels sont les accessoires, techniques, logiciels incontournables à tout réalisateur pour la diffusion de vidéo sur internet

    La pré-production

    Avant de commencer tout projet vidéo, il faut une idée. Vous ne pouvez pas sortir de chez vous et vous dire « Je vais filmer au hasard et je verrai comment cela se passe ! » Un bon projet passe par une bonne idée, donc avant de vous lancer bille en tête avec l’intention de réaliser le prochain Spielberg, écrivez votre scénario ou tout du moins un synopsis avec votre idée générale. Lorsque l’on sait où on veut aller, on a plus de chances d’arriver à ses fins et d’avoir un projet de qualité.

    Si le temps vous le permet, et je vous le conseille vivement, esquissez un story-board de votre projet. Ceci vaut, que vous vouliez réaliser un court-métrage, un long-métrage, un motion design mais cela se vérifie encore plus lorsque vous vous lancez dans la production de films d’animation dont les temps de réalisation très longs.

    D’un point de vue narratif, surtout si c’est votre premier projet, je vous conseille de ne pas voir trop grand. En effet, il vaut mieux se faire la main sur des formats très courts (de quelques secondes à trois minutes).

    Encore une fois, et je ne cesserai de le répéter, la qualité doit primer sur la quantité. Vous n’avez pas les moyens techniques ni logistiques pour créer une saga à la Star Wars et vous n’êtes pas non plus Pixar alors limitez-vous et n’ayez pas la folie des grandeurs.

    Dans le cas contraire, non seulement vous décevrez votre public, mais c’est également le meilleur moyen de se dégoûter de son travail.

    Le matériel de tournage

    Pour un tournage vidéo classique de qualité, la chose primordiale dans laquelle vous devez investir, et c’est en partie là que votre budget va passer, est une caméra. Je ne vous dis pas d’investir dans une caméra professionnelle qui vous couterait plusieurs milliers d’euros, mais oubliez les caméras de poche qui proposent uniquement une mise au point automatique et un contrôle automatique de l’exposition. Pour réussir techniquement un projet, il faut avoir un contrôle total sur son image. Actuellement, le meilleur compromis entre qualité d’image et prix reste l’achat d’un reflex numérique. Vous avez tous les avantages d’une caméra traditionnelle avec en plus la possibilité d’acquérir différents objectifs, le gros avantage du réflex étant le fait que les objectifs soient interchangeables. Personnellement, si vous avez les moyens je vous conseille l’acquisition d’un Canon 7D ou d’un Canon 5D Mark II, qui vous fourniront des qualités d’images assez extraordinaires.

    Un autre investissement important est évidemment un bon trépied. En effet, vu le faible volume d’un reflex ou même d’une caméra de poing, l’image à tendance à  bouger dans tous les sens. Nous bougeons tous, nous respirons tous et nous ne sommes pas tous chirurgiens, et si rester immobile pendant quelques secondes reste assez simple, tenir de longues minutes sans bouger est totalement impossible. Donc un bon trépied est un investissement tout à fait indispensable. Ne prenez toutefois pas un trépied photo mais bien un trépied vidéo, car les caractéristiques ne sont pas les mêmes. Ici c’est pareil, si les premier prix commencent à quelques centaines d’euros, vous pouvez monter sur des tarifs exorbitants si vous cherchez vraiment du matériel professionnel. Faites en fonction de vos moyens, mais choisissez du matériel durable. Vous perdrez de l’argent si vous achetez du matériel que vous devez renouveler tous les ans, surtout si la vidéo est pour vous plus qu’une simple passion.

    Pour les objectifs, ici également il y a plusieurs écoles, il ne faut pas avoir la totalité des objectifs disponibles sur le marché mais pouvoir couvrir toute la gamme de focale est une bonne idée. Personnellement, je travaille avec un Canon 50 mm pour les portraits, un 100 mm macro pour les plans rapprochés ou macro, un 15-85 mm pour les paysages et les portraits également, et un 70-200 mm pour filmer de loin. Avec ces objectifs, vous serez capables d’être à l’aise sur pratiquement tous les sujets. Mais si vous devez n’en acheter qu’un seul pour débuter, achetez le 50 mm de chez Canon et vous pourrez commencer directement à vous amuser. Je ne touche pas d’actions de la part de Canon et je n’ai aucune appréhension vis-à-vis de la concurrence. J’ai choisi de cibler un seul type de matériel ici car c’est le matériel que j’utilise professionnellement. Mais vous trouverez la même chose chez d’autres marques, et les qualités peuvent être les mêmes.

    La question de l’éclairage se fera sentir tôt ou tard surtout si vous vous lancez dans la réalisation de court et long-métrage. Même si vous faites du film institutionnel, avec par exemple des interviews, quoi de plus frustrant que de devoir recommencer encore et encore un plan car l’éclairage n’est pas correct ? Si vous faites des vidéos de concert ou de spectacles par exemple, évitez tout l’éclairage qui pourrait nuire à la mise en scène initiale et privilégiez des objectifs avec une très grande ouverture.

    Une façon de tourner

    Le meilleur matériel du monde ne fera pas pour autant de vous un meilleur réalisateur. Il faut du talent pour raconter une histoire, et même si les grands réalisateurs arrivent à s’en détacher, filmer nécessite toutefois l’acceptation de certaines règles de tournage si vous voulez donner à votre histoire une narration correcte. La première notion à comprendre lorsque l’on filme est la notion de cadre. Mais qu’est-ce que le cadre ? Le cadre est l’espace, vu par la caméra, c’est-à-dire délimiter par le viseur de cette dernière. Il faut néanmoins bien comprendre la différence entre le cadre et le champ, trop souvent confondus.

    Si nous imaginons un mouvement panoramique de la caméra de la gauche vers la droite, le cadre sera ce que la caméra voit à l’intérieur de son viseur alors que le champ sera composé du plan intégral.

    Il existe également plusieurs façons de cadrer son plan : le plan général, le plan d’ensemble, le plan moyen, le plan américain, le plan italien, le plan taille, le plan rapproché, le gros plan, le très gros plan, et le plan de détail.

    Les différents types de plans

    Les différents types de plans

    Convertir ses rushs

    Lorsque vous filmez avec un reflex numérique, vous serez obligé de passer par une étape de conversion de rushes avant de pouvoir les monter. En effet, les reflex numériques filment en H264, qui est un codec avec un ratio qualité/débit très intéressant, mais qui fera ramer votre ordinateur à un point que cela deviendra quasiment impossible pour vous de le monter correctement.

    Pour cela nous allons utiliser un logiciel gratuit nommé Mpeg StreamClip édité par la société Squared5. Que les utilisateurs de PC ne s’inquiètent pas, ce programme est aussi porté sur Windows !

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    MpegStreamclip – L’interface

    L’interface du logiciel est tout ce qu’il y a de plus basique. Le logiciel fait de la conversion vidéo et il le fait bien, du coup pas de superflu.

    Afin de pouvoir convertir un grand nombre de rushs, il faut déjà les charger dans le logiciel. Pour cela utilisez le raccourci Cmd/Ctrl+B, ce qui vous ouvrira une nouvelle fenêtre appelée « Liste des lots ».

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    MpegStreamclip – Liste des lots

    Cliquez à présent sur le bouton « Ajouter les fichiers » pour venir charger vos rushs.

    Validez en cliquant sur le bouton « Vers les lots ».

    Dans la fenêtre qui s’ouvre choisissez « Exporter en QuickTime ».

    MpegStreamClip - Exporter en Quicktime

    MpegStreamClip – Exporter en Quicktime

    Dans la fenêtre qui s’ouvre ensuite, vous devez choisir un dossier de destination pour vos fichiers ré-encodés. Personnellement, je vous conseille de garder une copie des rushes bruts et des rushes encodés. Créez un dossier ENCODAGE sur votre disque dur, veillez à ce que celui-ci ait pas mal d’espace disque disponible. Un rush ré-encodé pèse beaucoup plus que le rush brut. Par exemple un rush brut en 1920/1080 25i/s d’une durée de 1min39 va peser 566,1 Mo alors que sa version encodé va peser 2,34 Go.

    Une fois votre dossier choisis validez par le bouton « Sélection ».

    MpegStreamClip - Exportation

    MpegStreamClip – Exportation

    Encore une fois, une nouvelle fenêtre va s’ouvrir appelée « Exportateur Mov » qui va vous permettre de choisir la qualité d’encodage de vos rushs.

    Réglez-le comme ceci :

    Compression : Apple ProRes 422 (HQ) – (Ou photo JPEG à 100% de qualité sur PC)

    Qualité : 100%

    Fréquence : 25

    Taille image : Non mis à l’échelle

    Cochez la case « Désentrelacer la vidéo »

    MpegStreamclip - Réglages

    MpegStreamclip – Réglages

    Astuces : afin d’automatiser ce processus vous pouvez enregistrer ces réglages, en cliquant sur le bouton «Préréglage»

    Dans la fenêtre qui s’ouvre cliquez sur «Nouveau» et nommez le «7D» par exemple et validez.

    A chaque fois que vous encoderez des vidéos, vous retrouverez ainsi simplement vos réglages.

    MpegStreamclip - Pré-réglages

    MpegStreamclip – Pré-réglages

    Il ne vous reste plus qu’à cliquer sur «Vers les lots», puis «Lancer» et attendre la fin de l’encodage.

    MpegStreamclip - Exportation

    MpegStreamclip – Exportation

    Les différents logiciels de montage

    En montage, il y a plusieurs logiciels que l’on peut classer en deux catégories : les logiciels grand public et les logiciels professionnels. Chacun possède ses forces et ses faiblesses, tout dépend de l’utilisation que vous en aurez.

    Dans les logiciels à destination du public on peut citer des logiciels comme iMovie ou encore Windows Movie Maker. Le gros avantage de ces logiciels c’est qu’ils sont relativement peu onéreux et vous permettront d’effectuer les opérations de montage de base. Ces outils sont très intéressants si vous n’avez pas une utilisation professionnelle du montage vidéo, sinon ils révéleront très vite leurs limites dus à leur manque de fonctionnalités.

    Si, au contraire, votre métier est la vidéo, vous savez d’ores et déjà que vous allez devoir passer sur des solutions de montage professionnelles telles que Avid, Premiere, Final Cut Pro ou encore Edius. Ces logiciels proposent tout un panel de fonctionnalités spécifiques au montage, tel que le montage multicaméra dans le cas d’une régie filmée, un contrôle plus avancé des effets vidéo et sonores, et un confort de travail professionnel. Le gros défaut de ces logiciels est leur coût qui souvent est très onéreux. Toutefois, pour Premiere, la société Adobe propose depuis peu un service de Cloud qui vous permettra moyennant un abonnement mensuel relativement dérisoire de vous équiper de l’intégralité de la suite Adobe et de pouvoir travailler professionnellement sans aucune restriction. Pour plus d’informations, je vous invite à vous rendre à cette adresse : http://www.adobe.com/fr/products/creativecloud.html

    La postproduction

    Étape finale de la réalisation d’un projet vidéo, la postproduction consiste à étalonner votre film, à créer les effets spéciaux, les effets de titres, et tout ce qui peut servir votre film. Je ne vous invite pas ici à surconsommer de l’effet spécial. Encore une fois, quantité n’est pas synonyme de qualité. Les effets spéciaux doivent s’utiliser avec parcimonie et uniquement si ceux-ci peuvent améliorer votre film, c’est pour cela qu’ils doivent être prévus en amont de la réalisation. Une surexploitation d’effets spéciaux nuira à la narration de votre projet et encore une fois risque de vous attirer les foudres du public. Les logiciels les plus connus dans le domaine de la postproduction sont Adobe After Effects, Nuke et Fusion. À une époque Apple Shake était également très utilisé ainsi que Autodesk Combustion, mais il semble qu’avec les années ils aient été délaissés au profit de solutions plus simples d’accès.

    III – Les sites et les moyens de diffuser vos vidéos sur internet

    Introduction

    Il existe une multitude de site internet sur lesquels diffuser ses vidéos sur internet, certaines sont en direction d’un public large d’autres en direction d’un public spécialisé, le but du jeu lorsque l’on veut que notre vidéo soit vue c’est de la diffuser sur le maximum de plateforme vidéo possible.

    Les plateformes en direction du grand public

    Comment parler de plateforme de diffusion vidéo sans citer en premier lieu le géant Youtube avec ses 800 millions d’utilisateurs, se 2,7 millions de visiteurs par jours Youtube est le 3 site le plus visité au monde, 50 % des vidéos sont notées et/ou commentées,  donc autant dire que si votre vidéo dois être vue et est de qualité, elle trouvera probablement son public sur Youtube. Suivant le même principe vous trouverez le site Daylimotion. Le principal avantage de ce genre de site internet est donc la possibilité de diffusion devant des millions de spectacteurs et également de rémunérer son travail notamment avec le système de publicité de Youtube. Mais l’inconvénient majeur reste tout de même le nombre de vidéos diffusées par jours sur ces services, si vous ne renseignez pas correctement vos tags et votre description, vous risquez d’être vite perdus dans la masse et le flux continu d’information. L’autre soucis étant qu’il n’y à aucun contrôle sur la qualité de votre travail. C’est simple vous pouvez trouver du très bon comme du très mauvais.

    Youtube

    Youtube

    Vimeo : le Youtube du professionnel

    Crée en 2004 par Jakob Lodwick, Vimeo est avant tout un service lancé pour permettre aux réalisateurs de partager leur travail créatif.

    L’interface se veut simple et ergonomique tout en étant design, c’est simple sur Vimeo, un simple coup d’oeil sur le design et on sait immédiatement quelle est la cible visée, les créateurs.

    Tout se veut simple et intuitif, et c’est ce qui fait la grande force de Vimeo.

    Vimeo est l’une des rares plateformes  vidéo à proposer une offre payante. Trois types de souscriptions s’offre à vous, les variations des offres concernent notamment l’espace de stockage alloué. L’offre basic destinée aux réalisateurs occasionnels permet de mettre en ligne 500mB de contenu vidéo par semaine, ou 1 vidéo en HD, c’est l’offre gratuite de Vimeo. L’offre Plus, destinée aux professionnels permet quant à elle d’uploader 5gB de contenu vidéo par semaine et est illimitée sur les vidéo HD, elle permet également de customiser le player vidéo, et supprime totalement la publicité, elle vous coutera environ 45€/ans ou environ 8€/mois si vous choisissez de mensualiser. Et enfin, depuis cette année, Vimeo à décidé de proposer son offre Pro, destinée essentiellement aux agences, le tarif de 150€/ans vous permettra de customiser complètement le player vidéo en lui apposant par exemple votre logo, et vous permettra de personnaliser votre page Vimeo en modifiant les codes Html et CSS.

    Vimeo

    Vimeo

    Facebook et Twitter

    Les réseaux sociaux ne sont pas en reste, en effet la majorité des plateformes vidéos proposent un système de partage sur les différents réseaux sociaux, évidemment Facebook et Twitter restent les deux plus gros du marchés actuels. Et c’est propablement sur Facebook que vous risquez dans un premier temps d’avoir le plus d’avis sur votre travail. Evidemment tout les commentaires ne sont pas objectifs, donc forcement si votre grand-mère commente votre vidéo vous ne lui apporterez pas la même crédibilité que si il s’agit d’un de vos contacts professionnels, non pas que l’avis de votre mamie n’a pas d’importance, c’est juste que question objectivité, c’est quand même à revoir. La famille et les amis proches ont tendance à commenter  selon le principe du «waouh, c’est genial, t’es trop fort».

    Et soyons encore une fois honnête ce genre de commentaires ne vous servira pas, mieux vaut recevoir une critique négative bien construite et vous détaillant ce qui ne va pas dans votre travail, ou les points positif, que les commentaires dit «affectifs» qui n’auront pour effet que de gonfler votre égo.

    Le principe est simple on ne progresse pas lorsque l’on récolte uniquement des compliment. Avancer c’est accepter la critique. L’avantage des réseaux sociaux notamment avec Facebook et Twitter est le fait de pouvoir lier les comptes entre eux, du coup lorsque vous posterez une vidéo sur Facebook automatiquement le post se retrouvera sur Twitter et vice-versa.

    facebook

    Facebook

    Les communautés et les sites de books

    Vous avez une vidéo qui à déjà récolté un grand nombre de vues, de commentaires constructifs, ou de votes, et vous souhaitez la confronter encore plus au monde professionnel. Il vous suffit de vous rapprocher de communautés spécialisé dans la diffusion de contenu en rapport avec le monde de l’image, vous pouvez vous rapprocher par exemple de sites tels que Fubiz ou Artskills qui sont des communauté graphique très actives mais qui ont tendance à ne diffuser que le meilleur de ce qui se trouve sur la toile, ce qui vous me direz n’est pas un mal.

    Vous pourrez ainsi doser votre niveau et voir ce qui ce fait ailleurs, mais il y à de grande chance sur le fait que si votre vidéo correspond à leur politique de diffusion et qu’elle ai fait le buzz sur internet elle soit déjà dessus. Il existe aussi une autre méthode pour faire connaitre son travail, les sites de books spécialisés, comme Behance, sur ce site vous trouverez de tout, du graphisme, de la photo, de la typographie et bien entendue de la vidéo, le gros avantage de ce site internet est que le travail publié est soumis du coup à une communauté internationale, et cela vous permettra de vous confronter à des personnes hors hexagone.

    Fubiz

    Fubiz

    Conclusion

    Cet article touche à présent à sa fin, et nous avons découvert ensemble les différentes méthodes et techniques de diffusion de vidéos sur internet. J’espère que cet article vous aura appris pleins de choses et qu’il vous donneras envie de publier toujours plus.

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