Breaker

Sony – Two Worlds

Si il existe des publicités qui arrivent à marquer l’esprit des gens et donnent un léger goût de reviens y, la dernière production de Sony intitulée « Two Worlds » en fait bien parti. A la limite de l’imaginaire, l’entreprise nous fait découvrir sa conception de l’avenir de l’ère numérique en nous proposant un film digne des plus gros blockbuster hollywoodien.

C’est en 2010 que la firme japonaise contacte l’agence londonienne Grey en vue de la réalisation d’un spot publicitaire vantant les mérites de leur nouvelle gamme de produit 3D.

Le staff de Grey impressionné par le travail effectué par l’équipe canadienne de Spy Films et du réalisateur Arev Manoukian sur le court métrage « Nuit Blanche » le montre à Sony qui décide de leur confier la réalisation du spot en 3D stéréoscopique en leur donnant comme objectif d’atteindre le même gabarit émotionnel que pour « Nuit Blanche », mais avec des effets spéciaux plus épiques.

 

Après quelques appels téléphonique , c’est en Novembre 2010 que la production commence, après une phase de pré-production qui dura entre 5 à 8 semaines, le tournage peut débuter. « Nous avons auditionné plus de 400 acteurs dans 5 pays. Lest acteurs qui ont été sélectionnés on été auditionné sur Skype et conduit à Toronto pour un test écran ». Armé de deux caméra HD Phantom Flex, l’équipe qui comptait quand même une 40e de personnes tourne les scènes qui leur seront nécessaire, acteurs, fumée et particules, tout ce qui peut être important est tourné en Full HD, le tout bien évidemment sur fond vert et en 3D, stéréoscopie oblige.

« Sur le plateau nous avons dû tourner à des vitesses allant jusqu’à 2500 fps pour les effets de particules et d’ explosions. Après être passé par une une plate-forme 3D stéréo, il nous fallait une énorme quantité de lumière afin d’exposer correctement le cadre, nous utilisions parfois jusqu’à un demi-million de watts juste pour éclairer une petite zone, les objets commençaient à fumer et parfois à fondre. »
Le principal défi restait de taille car il fallait garder la même émotion que pour Nuit Blanche, mais en ¼ du temps écran. Je voulais avoir un rythme aussi lent que possible mais je ne voulais absolument pas de coupe trop rapide, finalement cela fonctionne à merveille avec le rythme de Léonard Cohen Ave Manoukian
La principale contrainte était de retranscrire la vision de Sony concernant la 3D et pour cela Marcus Trulli producteur à confié que l’équipe se reposait sans arrêt la même question « Qu’est ce que cela donnerait dans un environnement 3D ?» et que le challenge était « de gérer une importante pipeline de production, le fait de travailler avec des rushs de très hautes définition à engendrés quelques téraoctets de données qu’il à fallu faire transiter entre plusieurs grosses sociétés à travers le monde ce qui à été un enfer niveau logistique. »

Et les autres protagonistes du projet, parlons en, car la aussi c’est du grand art, la musique est une création originale interprétée par un orchestre symphonique et composée par le talentueux Clint Mansell à qui l’on doit notamment les bandes originales des films Requiem For A Dream et Black Swan.

Le texte en voix off n’est autre qu’un texte écrit et interprété par Leonard Cohen lui même. Et une équipe de 14 personnes du studio Digital Domain (2012, Thor, Transformers) à réalisé durant 14 semaines la post production du spot.

En effet l’intégralité du décors à été modélisé puis rendu en 3D. « Nous n’avons fait aucun matte painting si aucun Camera Mapping , cela nous à permis de créer un monde surréaliste qui à été précis à 100% en 3D stéréoscopique. »

Les logiciels utilisés par Digital Domain furent Maya pour la modélisation et Vray pour le rendu. Le compositing s’est effectué sous Nuke équipé de Ocula et peaufiné sous Autodesk Flame.

L’intégralité du calcul s’est effectué sur l’énorme Renderfarm de Digital Domain, quand aux touches finales elles ont été effectuées sur une Quantum Pablo 3D.

Il aura au final fallu 9 mois et une 60e de personnes pour que le bébé arrive à maturité et soit enfin diffusé. Et au final c’est du grand art, un produit répondant parfaitement au cahier des charges et qui nous fait voyager dans l’univers de la 3D, c’est beau, poétique, envoutant à tel point que l’on arrive à se demander pourquoi on ne vois pas plus de publicités d’un niveau de qualité technique et artistique sortir sur nos écrans.

 

yohantison

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